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DÉMONS DE VÉNUS

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A quelques heures de la fête des amoureux, il serait pour le moins inopportun pour le célibataire que je suis, encore hanté par les remembrances fortuites d’un amour aujourd’hui envolé, de critiquer un tant soit peu cette orgie commerciale de roses et de beaux sentiments qui nous attend. Je me la coincerai donc jusqu’à vendredi, qui tombe lui un 15 février, fête du drapeau tricolore mais aussi anniversaire de la naissance de Galilée, en 1564.

A la différence des amoureux de tout à l’heure qui ne s’intéressent finalement qu’à la chute de reins de leurs amoureuses respectives, Galilée lui, en mathématicien visionnaire, avait de plus larges perspectives et se passionnait pour la chute de corps célestes tous entiers. Il pratiquait ses expériences de préférence sur un plan incliné là où nos amoureux opèrent eux, en majorité, sur un plan bêtement horizontal. Bien loin du voyeur triste aux vues étroites, Galilée perfectionne dès 1609 la lunette astronomique et y plonge alors un regard curieux de l’univers tout entier. Il ne cherche pas à mettre le doigt sur un point noir au bout d’un nez ou à fixer des yeux les courbures d’un décolleté mais à distinguer les imperfections de l’astre solaire et à observer les satellites naturels de Jupiter. Alors qu’il est finalement assez facile de prouver par une simple observation que l’homme tourne toujours autour de la femme, Galilée lui, en publiant ses découvertes écorcha la théorie héliocentriste fraîchement énoncée par Copernic. Ainsi, selon Galilée, tout ne tourne pas autour du sexe, pardon, autour du soleil !

Il était important, si ce n’est essentiel, à la veille de ce jour si particulier, qu’on le susse… !

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