Discussion

L’AMOUR

L’amour par essence fait sortir les philosophes de leurs gonds, les « dévergonde » en quelque sorte. Pas un sujet ne les a autant interrogés. Tout d’abord parce qu’il est au cœur de la vie des hommes, mais également parce qu’il détermine secrètement l’identité même du philosophe. En effet, on définit fréquemment la philosophie comme l’ « amour de la sagesse ». Et l’on oublie rapidement que, si tel est le cas, le philosophe n’est justement pas (un) sage ! En revanche, il est bien mu par le désir… de savoir et d’acquérir, au moins un peu, de sagesse. Le philosophe se caractérise donc bien plus comme un amoureux, un « désirant ». Platon l’avait bien vu, lui qui, dans le banquet, fait dire à Socrate qu’il ne prétend rien savoir, « hors de tout ce qui touche à l’amour ».

M. Leboeuf (2012). Plages Philo à l’usage de tous

Une réflexion sur “L’AMOUR

  1. Le philosophe est-il mu par le désir ou par l’amour ? Le désir n’est-il pas là “seulement” l’instrument, la courroie de transmission d’un acte d’amour ?

On se lâche...

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