Image

THE SHOW MUST GO ON

The show must go on - Photo noir&blanc

53 ans demain, tout à l’heure. Que d’errements, que d’erreurs et pourtant, encore aujourd’hui, comme aimait à le dire Nelson Mandela, je ne perds pas, j’apprends.

Ce soir encore, je me suis un peu retrouvé en Max, en Jean-Pierre Bacri, dans le « sens de la fête ». Un homme fatigué de vendre depuis 30 ans du bonheur en boite à des clients fatigants, Fatigué des contraintes et des aléas de son métier. Fatigué d’une vie compliquée, d’une femme qui ne souhaite plus lui parler, d’une maîtresse qui veut aussi le quitter. Fatigué au point d’avoir envie de tout laisser tomber. Pourtant Max, durant les deux heures que durent le film, avec, et se sera ma seule réserve, quelques longueurs, va rester presque impassible face à l’adversité d’une soirée de mariage qui tourne progressivement au désastre annoncé. Max s’accroche, avec cette sorte de détachement relatif qu’on connait à Jean-Pierre Bacri, à une philosophie basique, pragmatique, qui veut que lorsque tout ne va pas comme on veut, simplement, on s’adapte.

Ce film, la bande son d’Avishai Cohen, m’a fait repenser à mon récent voyage en Inde, à mes voyages africains, à toutes ces personnes dans le monde pour qui adversité rime avec quotidien et qui trouvent encore à sourire à l’inconnu qui passe. Pour eux, pour vous, pour moi, tout ne va pas toujours comme on veut et j’aurai beau lire, dire, écrire, réfléchir à tout ça, je ne pense pas qu’il y ait finalement autre chose à répondre que cela :

On s’adapte, avec un sourire.

Publicités

On se lâche...

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.