Discussion

TU SERAS UN HOMME MON FILS…

[…]Quand t’essaie de comprendre ni l’autre, ni son corps, la sexualité et la séduction ça doit te paraître un petit peu compliqué…

Les hommes sont soumis à beaucoup d’injonctions de la part de ce fameux patriarcat dénoncé de partout. Ces injonctions, ils les vivent quotidiennement et particulièrement dans les rapports de séduction. Lorsqu’un mouvement politique de fond, le féminisme, entend les en libérer, ils se retrouvent encore plus paniqués et plus fragilisés, les bras ballants, hagards, perdus… S’ils ne peuvent plus être des porcs, que doivent-ils tenter de devenir ? La question est ouverte mais effrayante car la masculinité, c’est fragile. Dans cet épisode, Usul et Cotentin en font la douloureuse expérience…

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Discussion

QUE RESTE-T-IL DE NOS AMOURS

Conceptualisées par Elizabeth Kübler-Ross, psychologue et spécialiste du comportement, les phases du deuil, physique, sentimental ou professionnel sont devenues des classiques de la psychologie, peut-être même trop classiques (voir encadré).
Je me suis “amusé” pour ma part à les mettre en images, dans un exercice de photomontage…

CHOC 1

Le choc

DÉNI

Le déni

COLÈRE

La colère

suspension

La suite…

POUR ALLER PLUS LOIN

Elisabeth Kübler-Ross

Guidée par un instinct sûr, cette psychiatre fait partie des femmes qui ont paradoxalement sauvé l’Occident devenu mégalo, en lui réapprenant l’art le plus humain et le plus mystérieux qui soit : accompagner les mourants.
Psychologies

Je ne ferai pas mon deuil

« La théorie du deuil est devenue une véritable prescription : “On doit faire le travail de deuil” […], détacher les liens avec les disparus. Et le mort n’a d’autre rôle à jouer que celui de se faire oublier », constate Vinciane Despret, philosophe et éthologue belge. Mais en quoi le fait d’effacer ceux que nous aimons de notre mémoire nous permettrait-il d’aller mieux ?
Psychologies
Discussion

299 110 messages plus tard…

Pardon de vous “spoiler” la fin de l’histoire mais elle démontre en tout cas le pouvoir de l’esprit humain à se fabriquer une autre réalité…

« Comment ai-je pu y croire ? »

J’ai passé un an et demi à discuter avec des fantômes.

Vous devez me trouver bien naïf. Mais aujourd’hui, amis lecteurs, je suis sûr d’une chose : personne n’est à l’abri. La fréquentation des réseaux sociaux n’est pas sans risque. Préservez-­vous.

POUR ALLER PLUS LOIN

(TR)OPRESSÉ

Sous quel profil se cachent la princesse et le prince charmant ? Les applications de rencontres ne sont pas conçues pour trouver l’âme sœur. Logique ! Nous risquerions alors de leur échapper. Le choix est immense, nous enchaînons les rendez-vous, sans laisser le temps au désir de monter, à l’amour de s’installer.
ARTE
Discussion

LA PENSÉE DE FRÈRE ANTOINE

Un dimanche, un jeune homme du Muy est venu me voir. Il me dit en prenant le thé: « Et après la mort, vous croyez qu’il y a quelque chose?»

Je lui répondis en bredouillant beaucoup: «Toutes les réponses sur cette question sont du domaine des croyances et non de l’expérience. Je pourrais te raconter tout ce que disent lès religions là-dessus; une fois que tu seras rentré chez toi, ça rentrera dans le grand réservoir commun des croyances et ta vie n’en sera pas changée. Pour comprendre la mort et la vie après la mort, il faut comprendre la vie éternelle dans son présent, maintenant, sans fuite aucune et donc se comporter dans tous les événements de la vie concrète à l’inverse de ce que l’on fait quotidiennement. » Or, c’était un gars curieux et travaillé par l’Esprit. Il repartit après avoir bu son thé et, à sa démarche, je vis quand il s’éloignait qu’il avait compris – quelque chose.

Quand il arriva au bout du chemin, plus de voiture. Il descendit les bras ballants au village, tout à fait décontracté et sans se poser de questions sur ce qu’elle était devenue ou qui l’avait prise. Il arriva chez lui assez tard et, ouvrant la porte de la chambre à coucher, il trouva sa femme dans le lit avec un autre gars, laquelle lui dit simplement: «J’ai cru que tu ne rentrerais pas. Retourne dix minutes d’où !u viens, on verra après. ». Mon garçon, qui n’était marié que depuis trois mois mais qui marchait à rebours, c’est-à-dire à l’endroit depuis trois heures, ne broncha pas. Il s’en alla à la cuisine, prépara deux cafés, les porta à sa femme et à son amant et s’allongea sur le bord du lit, du côté d’elle, dans la meilleure position d’attente et quand l’autre fut parti (ce qui ne tarda guère), il prit sa femme dans ses bras avec autant d’amour que de silence.

Le lendemain matin, il se rendit à son travail à pied. Mais il y avait un autre ouvrier embauché à sa place et le patron lui dit d’aller voir ailleurs.

La première épreuve, il l’avait avalée comme une potion amère, la seconde, dit-il, comme un dépassement victorieux mais douloureux; la troisième épreuve était accompagnée d’une tentation violente de faire marche arrière pour toutes les trois à la fois, mais il était trop tard. Il est remonté me voir en courant et il s’est jeté dans mes bras en disant: ­«C’est tout vrai. Je crois, non, je sais la vie éternelle.»

Source: Frère Antoine – Une bouffée d’ermite – Editions Pocket

Discussion

L’AMOUR

L’amour par essence fait sortir les philosophes de leurs gonds, les « dévergonde » en quelque sorte. Pas un sujet ne les a autant interrogés. Tout d’abord parce qu’il est au cœur de la vie des hommes, mais également parce qu’il détermine secrètement l’identité même du philosophe. En effet, on définit fréquemment la philosophie comme l’ « amour de la sagesse ». Et l’on oublie rapidement que, si tel est le cas, le philosophe n’est justement pas (un) sage ! En revanche, il est bien mu par le désir… de savoir et d’acquérir, au moins un peu, de sagesse. Le philosophe se caractérise donc bien plus comme un amoureux, un « désirant ». Platon l’avait bien vu, lui qui, dans le banquet, fait dire à Socrate qu’il ne prétend rien savoir, « hors de tout ce qui touche à l’amour ».

M. Leboeuf (2012). Plages Philo à l’usage de tous