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QU’EST CE QUE L’AMOUR…

Qu’est-ce au fond que l’amour ? Une fiction littéraire à laquelle on aime croire, ou une mystérieuse alchimie fabriquée dans la marmite de l’évolution? Qu’importe! Quand il vous tombe dessus et viole outrageusement les lois ordinaires de la vie quotidienne, vous ne savez plus qui croire: l’expérience ou la théorie, la règle ou son exception…
De toute façon, il faut mieux en rester là. Car quand on est amoureux, on est vite poussé à dire des sottises.

POUR ALLER PLUS LOIN

Le N° d’été de Sciences Humaines
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DÉMONS DE VÉNUS

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A quelques heures de la fête des amoureux, il serait pour le moins inopportun pour le célibataire que je suis, encore hanté par les remembrances fortuites d’un amour aujourd’hui envolé, de critiquer un tant soit peu cette orgie commerciale de roses et de beaux sentiments qui nous attend. Je me la coincerai donc jusqu’à vendredi, qui tombe lui un 15 février, fête du drapeau tricolore mais aussi anniversaire de la naissance de Galilée, en 1564.

A la différence des amoureux de tout à l’heure qui ne s’intéressent finalement qu’à la chute de reins de leurs amoureuses respectives, Galilée lui, en mathématicien visionnaire, avait de plus larges perspectives et se passionnait pour la chute de corps célestes tous entiers. Il pratiquait ses expériences de préférence sur un plan incliné là où nos amoureux opèrent eux, en majorité, sur un plan bêtement horizontal. Bien loin du voyeur triste aux vues étroites, Galilée perfectionne dès 1609 la lunette astronomique et y plonge alors un regard curieux de l’univers tout entier. Il ne cherche pas à mettre le doigt sur un point noir au bout d’un nez ou à fixer des yeux les courbures d’un décolleté mais à distinguer les imperfections de l’astre solaire et à observer les satellites naturels de Jupiter. Alors qu’il est finalement assez facile de prouver par une simple observation que l’homme tourne toujours autour de la femme, Galilée lui, en publiant ses découvertes écorcha la théorie héliocentriste fraîchement énoncée par Copernic. Ainsi, selon Galilée, tout ne tourne pas autour du sexe, pardon, autour du soleil !

Il était important, si ce n’est essentiel, à la veille de ce jour si particulier, qu’on le susse… !

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UNE OMBRE AU TABLEAU

une ombre ©JCHERIX

Ton ombre aimante me hante. Elle plane sur moi parfois dès mon réveil. Dans le silence des matins blêmes, elle passe sur moi, me frôle, me traverse et s’en va. Comme dans un vieux film muet, les images, les souvenirs un peu flous se succèdent, quelques instants, avant que l’écran ne redevienne blanc. Quelques notes de piano flottent encore, imperceptiblement, avant que le bruit de la rue, le vide de ma chambre nue, le contact du sol sous mes pieds effacent l’insaisissable instant. Je ferme les yeux avant de les ouvrir à nouveau, dans un soupir assourdissant.

Encore un matin…

Bleu de travail – Thomas Vinau

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MINUIT ET DES POUSSIÈRES D’ÉTOILES

Une de mes premières pensées informatiques couchée sur Caramba,
c’était le premier octobre 2003.

I’m drinking again d’Aretha Franklin sur la platine – numérique – un verre de rouge – Grande Cuvée – Domaine de l’Hortus – Coteaux du Languedoc – sagement attablé, je jette un coup d’œil distrait sur cette journée, qui s’en offusquerait presque.

Tout avait très mal commencé. Le soleil s’était levé, bien trop vite après que je me sois endormi, activant par ricochet l’instinct croquette du matin d’un chachou, qui, comme à son accoutumée, s’empressa alors de me réveiller. L’avantage de faire de l’ordre avant de se coucher, c’est de pouvoir se lever pour donner à manger à son chat sans se prendre les pieds dans un cendrier ou une tasse de thé. Ça a du bon la discipline ! Sept heures moins le quart ! Chachou, tu fais ch… Six heures quarante sept, recouché. Trois quarts d’heure encore pour profiter de la chaleur de mon lit, de sa peau que j’embrasse et caresse sans même ouvrir les yeux. “Hmmm” finit-elle par avouer.

Tout avait pourtant très mal commencé !

Evidemment, ce n’est pas avec ce genre de propos que je risque de changer le monde ! Mais il est certain aussi que je n’avais nulle intention de le révolutionner, ce matin. Et même si j’en avais eu l’intention, je peux supposer que mon cerveau n’aurait lui, pas daigner répondre à l’invitation. Je lisais, ce même matin les réflexions oh combien enrichissantes d’un bloggeur qui disait en substance que notre motivation première à publier nos pensées et autres récits quotidiens était de nous donner l’opportunité de faire de nouvelles connaissances, de rencontrer d’autres de nos semblables… !? Je ne sais trop quoi répondre encore à cela. Pour l’heure, il me semble que ma motivation est beaucoup plus égocentrique, plus narcissique que cela. J’écris parce que j’ai plaisir à écrire mais, à bien y réfléchir, il n’est pas impossible en effet  que j’aurai plus de plaisir encore à me savoir lu. C’est grave docteur ?

Don’t judge me chante Audrey Motaung…

La vie est un chemin.
Je vous emmène plus loin…