CÔTÉ FACE

En 1997, il y a donc plus de vingt ans maintenant, Jorn Barger, pionnier américain de ce qui allait devenir “all around the world” la Blogosphère, désigna “Robot Wisdom”, sa page internet d’alors, sous l’intitulé particulier de “weblog”.

 

Un nouveau truc, un nouveau machin chose à la mode était en train de naître et Wikipedia, quelques années plus tard (2001) immortalisera à jamais le nom de de cet individu louche et barbu comme celui qui inventa le terme de Weblog.

À l’époque, un Weblog, ça ressemblait à ça:

Robot Wisdom web page en 1999

Oui, c’était Hugly dans le texte mais ça cartonnait déjà…

Deux ans plus tard, Peter Merholz, également bloggeur et américain, transforma le Weblog en “we blog” et  en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, blog devint d’un seul coup d’un seul un verbe et un substantif, puis deux anglicismes bien vite adaptés au français, entendez Blog, écrivez blogue…

Voilà ! Il fallait bien
que cette histoire commence quelque part. 

En 2003, un moteur de recherche spécialisé dans le domaine des blogs en recensait 4 millions, principalement anglophones et, sans doute quelques milliers de francophones, dont bien sûr…

le mien 🙂

Banner original Caramba-el-mundo.com

Caramba el mundo, prononcez Carrrramba !!! El Mundo, avec un accent argentin de gringo est né un beau soir d’automne 2003, comme ça, sans autre idée que ce nom qui disait notre tristesse d’alors de voir le monde parfois tel qu’il est. J’y déposais quelques nouvelles branchouiardes et puis mon Mundo à moi est partie. Alors j’ai commencé à laisser là quelques bouteilles à la mer, pour me souvenir, pour dire, pour tenter de lui dire pardon, je t’aime, quel con avec un peu de poésie…

“Vous croyez au destin vous ?
Toutes ces coïncidences qu’on sème sur votre route,
ce regard que l’on croise un jour et qu’on n’oubliera plus,
ces choix que l’on fait sans s’expliquer pourquoi !
Vous croyez à tout ça ?

Vous croyez à l’amour vous ?
Au souvenir fugace qui vous empli de chaleur et de joie,
au manque que les larmes inondent et noient,
à cet endroit où rien jamais ne pourra vous atteindre !
Vous avez traversé ça ?
La douceur d’un sourire, un doigt tendu, tremblant sur sa bouche.
Le temps qui jamais ne s’arrête, les nuages qui défilent à tue-tête,
Ce besoin, cette envie, encore, toujours,
Et l’instant d’après, figé comme pour l’éternité.
La peur de tout perdre, de te perdre, un matin que tout s’arrête.
La douleur d’un seul soupir, un silence qui vous glace, net.

Vous croyez à l’amour vous ?
Au cœur qui s’emballe, au sang chaud qui court dans vos veines,
aux larmes, aux peines, aux cris de joie,
au monde qui semble un instant à jamais vous appartenir !
Vous avez partagé ça ?

Vous croyez au destin vous ?
Ces petits cailloux blancs qu’on ramasse sur sa route,
serrés entre nos doigts comme le plus pur argent,
certain de détenir la preuve que notre avenir existe !
Vous croyez à tout ça ?

Moi ? J’y crois !”

Cela m’a valu quelques commentaires touchants, troublants, vous savez ces bulles de dopamine qui vous donnent pour un moment à nouveau l’impression d’exister…

“ce que j’ai trouvé ici m’a chamboulée…je suis sensible aux mots, aux images, à la musique, à un certain regard…souvent je me sens en décalage, avec ceux qui m’entourent, parfois je me retranche dans le silence, je les regarde…ces gens qui me disent que je « demande trop » , trop quoi ? Et vous voilà !
Vous avez mis des mots parfois sur des sentiments qui m’animent et que je ne sais pas dire… « aimer l’autre c’est renoncer l’avoir même mort…. » moi bien sûr j’y arrive pas mais bon sang, si je pouvais aimer « comme ça » !
Jeremy , je vous remercie, de me laisser imaginer l’être que vous êtes…
celui qui de mon cœur prend toute la place , ou presque vous ressemble un peu…mais il est bien loin déjà, j’ai presque apprivoisé le silence, mais parfois il  résonne encore comme un cantique dans une cathédrale…
Merci man, de me montrer qu’il existe des hommes vrais, qui cherchent , qui regardent, qui écoutent, qui doutent ,mais qui aiment….enfin qui vivent , un peu comme moi même j’ai le sentiment qu’il faut vivre. Des hommes, ET des femmes, car celle qui vous accompagne ici est une merveilleuse personne.
So long maybe…

Je voulais juste vous dire bravo el mundo”

Pas mal, non ?

En 2005, bien avant “balance ton porc” et l‘affaire Harvey Weinstein, je publiais un petit billet d’humeur intitulé : Mecs à la con.com, un billet qui me valu, en résumé, les insultes de quelque-uns et les encouragements de quelques-unes…

Mesdames, mes demoiselles, croyez-moi, je vous plains ! Grâce ou à cause d’une erreur de manipulation, j’ai passé toute une soirée sur un chat de rencontres avec un profil de femme. Et bien il faut l’avouer, le niveau des discussions engagées par les 50 mecs qui, en quelques heures seulement m’ont abordé(e) pour ne pas dire agressé(e) fut pour le moins pitoyable. Je passerai rapidement sur un bon tiers d’entre eux,  les “Tu Baises”, “Tu Suces”, “Tu Jouis” d’entrée de jeu. Disons pour ceux là, pour leur défense, que l’on peut déceler dans leur comportement une certaine forme de franchise. Car Force est de constater que pour les autres,  l’objectif non avoué reste toujours le même: soulager par tous les moyens ce truc qui si souvent les démange et les gratte. Sur la forme, il y a ceux qui vomissent sans cesse des mots gentils, des romantismes baveux et sans consistance, ceux qui tournent bien maladroitement autour du pot mais qu’on devine, le souffle court, se tripotant discrètement le pompon, ceux qui n’aiment qu’eux, avec ou sans jeu de mots et ceux qui appliquent à la lettre le parfait petit manuel du dragueur de bazar. Pas d’humour, pas de culture, une idée de la femme digne du moyen âge ou alors le genre petit toutou à sa maman, prêt à tout pour avoir sa gamelle de miam miam. Des je t’aime en pagaille, des épouse moi en veux tu en voilà et l’envie, toujours, de consommer immédiatement, sans attendre que naisse même l’ébauche d’un sourire. Tristesse et désolation !

En 2007, je posais ce que je pensais être mes derniers mots sur Caramba, à l’attention de celle qui avait finalement choisi de suivre un autre que moi…

Merci.

Merci pour les rires, pour les larmes, pour tous ces matins, nos calins, mon chagrin. Merci pour tous ces instants partagés ou rêvés. Merci pour ce que tu m’as donné, appris, repris, volé. Merci pour ce qui est, ce qui fut, ce qui aurait pu être. Merci d’être et d’avoir été.

Merci pour tous ces mots que tu m’as inspiré, pour cet endroit, né de nous, de cette envie de toi. Merci pour tous ces souvenirs, tous ces lieux qui résonnent si différemment aujourd’hui dans ma vie. Merci, à la femme, à la vie, merci d’être et d’avoir été la femme de ma vie.

Va ! Vole ! Et que le bonheur vous emporte aussi loin, aussi fort, aussi haut que celui de t’avoir connue, reconnue, m’emporte encore aujourd’hui.

Voilà…

J’ajoutais à ces derniers mots, comme souvent,  une photo et une chanson, un triptyque multimédia qui était devenu au fil des années une “marque de fabrique”que j’ai conservé jusqu’à aujourd’hui.

Un début, une fin - Noir&Blanc - ©JCHERIX

Mais n’allons pas trop vite ! Je dirai même, revenons quelque peu sur nos pas…

Le 26 septembre 2003, je publiais mon premier article sur Caramba et, le premier octobre 2003, je postais un truc qui commençait comme ça…

Minuit et des poussières d’étoiles

I’m drinking again d’Aretha Franklin sur la platine – numérique – un verre de rouge – Grande Cuvée – Domaine de l’Hortus – Coteaux du Languedoc – sagement attablé, je jette un coup d’œil distrait sur cette journée, qui s’en offusquerait presque…

La suite ?

CÔTÉ PILE

CÔTÉ PILE

Côté Pile, avec sans doute en commun une même envie, peut-être un même acharnement à vouloir parler aux cœurs des humains, j'essaie, comme éducateur, comme animateur, et parfois en agitateur de conscience, d'être simplement un incubateur socioculturel. Un titre si étrange qu'il n’apparaît nulle part dans Google et qu'il laisse donc souvent mes interlocuteurs sans voix. Et pourtant...
Profession: Jardinier...

INCUBATEUR

Incuber, c’est soutenir le démarrage et/ou le développement de quelque chose. Voyez-vous le parallélisme que je souhaite faire entre ces petites boites dans lesquelles et autour desquelles on réunit toutes les conditions propices à l’émergence et la floraison d'une petite graine qu'on aurait planter là et les buts d'un travailleur social, accompagnant des enfants ou des adolescents dans leurs développements... ?
Des petites graines...
Tout cela et bien mieux encore,
c’est dorénavant sur le côté Pile de Caramba.

On se lâche...

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